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Gefrorne Tränen – Peter Schreier, András Schiff – Schubert* – Winterreise

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page de titre de gefrorne Tränen – Peter Schreier, András Schiff – Schubert* – Winterreise première partie du Winterreise parue en janvier 1828 chez Tobias Haslinger. Les poèmes de Müller correspondent parfaitement à l’état d’esprit du compositeur à ce moment-là : fatigué, découragé, il se reconnaît dans le narrateur dès qu’il découvre les poèmes. Les  Schubertiades  durant lesquelles les lieder étaient interprétés.

Le cycle du Voyage d’hiver ou Winterreise est sans doute le plus beau recueil de lieder de Franz Schubert. Par sa densité et son dramatisme, l’œuvre dépasse tout ce qu’il a produit dans le genre. Il commence le cycle en février 1827 pour les douze premiers lieder et lorsqu’il en découvre les autres durant l’été, il le complète d’un second cahier, achevé et mis au propre en octobre de la même année. Plus sa mort pressentie approche, plus sa musique devient profonde et émouvante. Schubert est un solitaire dans Vienne, il est très peu connu et mis à l’écart par le succès de son modèle, Beethoven. Schubert vit dans la maladie, la solitude et l’angoisse de la mort.

Je ne sais ni jouer, ni chanter, quand j’écris des poèmes, je chante et je joue. Si je pouvais créer moi-même mes mélodies, alors mes lieder plairaient encore plus que maintenant. Mais j’espère avec confiance qu’il pourra se trouver une âme semblable à la mienne qui saisisse les mélodies glissées sous les mots et qui me les restitue. Franz Schubert fut cette  âme semblable . Heine, si clairvoyant sur les causes réelles du romantisme, logées dans l’absence de liberté politique, rend hommage au poète et dit son admiration :  Combien purs, combien clairs sont vos chants et dans leur ensemble ce sont des chants populaires. La diffusion populaire du Tilleul lui donne raison. Metternich, accentue la conscience de la réalité, et nous aide à profiler le sombre Voyage d’hiver dans un contexte anti-démocratique.

Après la première parution dans Urania, intitulée Wanderlieder von Wilhelm Müller — Die Winterreise In 12 Liedern, le poète ajoute dix poèmes. Par rapport aux premiers, portés par la métaphore amoureuse, les seconds sont plus profonds, métaphysiques, jouent de double sens, absent dans l’édition Urania. Le recueil est peu peuplé de chose animées ou inanimées. C’était l’époque où il a découvert sa maladie, la syphilis, suivie de périodes passées à l’hôpital où il compose certains lieder, d’après ses amis. Il était touché par l’émotion directe et sensible du poète. Müller, estimé par ses contemporains pour ses  Chants grecs , ne connut sans doute jamais Schubert et serait tombé dans l’oubli ou l’anonymat sans le musicien. Voyage commence avec un poème portant ce titre.

Alors que le précédent recueil décrivait une courbe de l’espoir vers le désespoir, le Voyage reste constamment dans le registre de la lassitude, de l’aspiration au silence de la tombe. Schubert a composé en deux fois les vingt-quatre lieder qui constituent l’ouvrage. Leipzig Urania, Taschenbuch auf das Jahr 1823. Cette série de poèmes est groupée par Müller sous le titre de Voyage d’hiver. Schubert reprend donc simplement le deuxième titre. Dessin représentant le chanteur Johann Michael Vogl et Schubert au piano par Moritz von Schwind.

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